Bobo la Terre de la Pierre Ponce
La petite Maison dans la prairie,
c'était hier, non loin de Montoire, mais suffisamment pour se perdre, à l'initiative de la Communauté de commune du Pays de Ronsard, pas pour un un film de Bobo la Terre mais pour la présentation de la première maison en Pierre Ponce...!
Oui nous étions tous gelés, certains y sont restés gelés Bobo la Terre s'en est sorti.... bien sur ! Tout bientôt sur la pierre ponce pour la maison !
Signé Bobo la Terre de la Pierre Ponce ! Nous sommes en Pays de Ronsard Chers amis !
Reportage de nos amis de Plus Fm:
Allez compostez comme vous voulez, mais compostez !
Oui..... des composteurs qui vous ressemblent !
Vendôme en Transition...
PROJECTION - DEBAT le mardi 8 février à 20 heures au Minautore/ Entée Libre !
Pour agrandir l'image cliquez dessus!
Manif chez les composteurs

Compostez oui ! Compostez ! pas vos billets, mais vos déchets ! Signé Bobo la Terre !
Développement Durable
Hommage de Bobo à Marcel Marlier
Bobo la Terre est triste Marcel Marlier le dessinateur de Martine est mort !
Dessin spécial pour lui...
Etre éco-délégué au Lycée agricole de Vendôme... en 2011
C'était hier au lycée agricole de Vendôme Areines.
Le projet BD avec le lycée Agricole de Vendôme, à l'initiative et pour l'agenda 21 du Pays Vendômois, avec la participation du Conseil Régional, travail réalisé avec les lycées de Blois et Montoire, séance hier à Vendôme.
Travail avec l'équipe de Vendôme après lundi avec l'équipe de Blois,
réunion de travail avec Maryline et Elise membres du corps enseignant avec Julie et Xavier nos deux éco-délégués ainsi qu'aujourd'hui Lucie et
Eglantine ! Bien sur Bobo la Terre est toujours présent pour aider sa bande à créer la BD de Bobo ! Ambiance agréable de recherche de travail et
de partage ! Sortie pour début Mai, avec le tournage d'un film.
Ce projet film fera la promotion en France des Eco-délégués à travers ce
projet dans établissements d'enseignement agricole de
France!
Cliquez sur le Logo pour avoir la Page internet des éco-délégués
Bulle de Fumée
Le maître des mots
Après les mots de Bobo la Terre, le maître des mots ressent
des angoisses, sa langue est en danger, alors tel le naufragé
sur son embarcation de fortune, il revoit toute sa vie...
...de maître des mots !
J’ai longtemps parcouru des océans de lettres
Sur mon frêle esquif, un bateau de papier ;
Loin, sur une mer d’encre où je l’avais vue naître
J’ai chassé l’anastrophe sortie de l’encrier.
Puis un soir, pris dans un orage d’interjections,
Ballotté dans des phrases, pour le moins déchaînées,
Soulevé par des vagues à lames, tel un bouchon !
Poussé vers des écueils grammairiens acérés,
Tout hérissés d’anciennes locutions latines
Où mon papyrus redevint bandelettes,
Rejeté à la côte où pousse la vermine,
Je restai là, comme un mot qu’on regrette.
(Passage long destiné à rendre
le lecteur exténué comme un naufragé…)
Guettant les barbarismes, j’ai marché sur la plage,
Evitant d’approcher les ratures échouées
Qui lèvent au ciel leurs maigres pattes de gribouillage
Dans l ‘espoir insensé de mieux vous griffonner !
J’ai vu la marée noire que fait un SMS
En dégazant au large ses insanités !
Mais je n’ai pu sauver ce mot de détresse
Englué dans la boue des messages formatés.
J’ai souvent traversé des forêts insondables
De phrases entremêlées, où la sève qui monte
Se nourrit, dans une odeur épouvantable,
De la pourriture des mots laissés pour compte.
J’ai ouvert, à la machette, des sentiers nouveaux !
Découvrant quelquefois des mots peu usités ;
Cachés dans la pénombre, si farouche et si belle
Qu’un seul souffle suffit à bien les susurrer…
Attachés à leur hôte, j’ai trouvé des mots lierres
Qu’en trois coups symboliques je coupai en morceaux,
Pour les offrir en trophée, haut dans la lumière,
Où la brume, en volutes, fait comme un rideau.
J’ai été piqué au vif par des « monondits » !
Terribles !...les mots non-dits ! dans ces forêts sauvages,
Terribles, aussi, les mots quand ils sont mal écrits !
Et qu’il te faut dix fois relire encore la page !
(çà c’est fait ! )
Au fond des sous-bois d’une forêt trop dense,
Je me suis encore fait battre par des mots lestés !
(et je pèse mes mots.) Lourds de conséquences,
Qui m’ont laissé pantois, tout démantibulé…
Je me suis fait piéger par des lettres anonymes
Qui vivent dans ces contrées, bien isolées du monde
Plumes noires du corbeau, s’attachant à l’intime
Pour mieux te terrasser, se vautrant dans l’immonde…
J’ai pris des chemins de mots si rocailleux
Qu’on y trébuche si l’attention s’égare
J’ai marché à grand’peine dans des sentiers bourbeux
Où les phrases s’enfoncent comme dans une marre.
J’ai fait des méga teufs de oufs chez les verlans
Appris l’argot d’la gouaille au fond des marigots,
Puis traversé la zone des polars angoissants
Où la sœur Yol* Quileur vous poignarde en souriant !
*(Yolande)
Au milieu des mangroves, où les gros mots pullulent
J’ai frappé de mon fer les onomatopées
Echappées de la fange, bien cachées dans des bulles,
Phylactères putrides d’une mauvaise BD.
Car nous en sommes là du beau vocabulaire
Qui faisait se mouiller les yeux de nos anciens !
Pour tenter d’exprimer des sentiments primaires,
On n’y va plus , maintenant , par quatre chemins :
Quelques mots mutilés sur des lèvres à piercing
Suffisent aujourd’hui …quand c’est pas par mailing !
Super, extra, génial, que du bonheur, c’est clair !
Formule magique pour ânonner des sentiments.
Allons au plus court, soyons rentables et fiers !
Fonçons Tête dans le mur ! car c’est dans l’air du temps ;
Taguons sur tous les stades :« j’nique ta grammaire » !
Au feu les palindromes et les vers holorimes !
A mort ! les nuances, syllogismes, prix littéraires !
Quand la mémoire des hommes confiée à des machines
En Mo, comme en cent, aura zappé sur tout…
C’est nous qui mourront, puisque tout est lié ;
Et sans vocabulaire, finis les mots doux,
Car nous ne pourrons plus affiner la pensée !
S’il n’est qu’une façon de bien parler français
C’est dans l’infinité qu’on peut le maltraiter :
D’abord, le vieux jargon, pour parler comme une oie,
Puis la cacophonie, quand tous ces mots me minent ;
L’ignoré solécisme, qui , bientôt , sera Roi :
« c’est qu’est-ce que je dis » ou bien « c’est quand qu’on dîne ? »
Passons les pataquès, charabia, baragouin…
Et les discours pathos pour nous tirer des thunes
Car les temps sont au chat’ et autres baratins,
Fini aussi le chuintement du papier sous la plume !
Pauvre Maître des mots ! pour moi il est trop tard !
Qui vous dira la beauté des lettres manuscrites
Dans le petit matin, du haut d’un promontoire,
Lorsque, dans la lumière, elles dansent et agitent
Leurs pleins et leurs déliés, façon ostentatoire !
Beauté d’un autre temps que le commun ignore !
Je les ai observées, toutes naïves et fraîches,
Mais leurs jours sont comptés, elles ne le savent encore.
Car voilà qu’il arrive, rapide comme la flèche !
Même si l’on sort « couvert » le Texto se répand,
C’est avéré, inéluctable et sans issue ;
Oui ! la belle écriture, celle des cahiers d’antan,
N’a bientôt plus lieu d’être, elle n’a que trop vécue !
Passés, les porte-plumes, l’odeur des encriers !
Il faut laisser la place aux inhumains claviers,
Il faut sabrer les mots, les réduire en compote !
Peu importe la grammaire, tant pis s’il y a des « phôtes »,
Il nous faut aller vite, notre temps est compté,
Cette terre n’est pas nette… elle est folle à lier !
Voilà que je m’emporte, m’en prend à la planète !
C’est toujours comme çà, y’a des mots qu’on regrette…
Car, voyez-vous, en fait, tout cela m’indiffère,
J’ai vraiment bien vécu, une seule chose sur terre…
Un seul mot me manque… Un mot d’elle.
Signé Bobo la Terre.
Arinde Bernard Le Reün.




























